Indemnité de Congés Payés : Calcul et Règles en 2025
Mis à jour le · Lecture : 6 min
Pendant vos congés payés, votre employeur vous verse une indemnité. Mais comment est-elle calculée ? Voici les deux méthodes légales et comment savoir laquelle s'applique à votre situation.
Le principe : la méthode la plus favorable
Le Code du travail prévoit que l'indemnité de congés payés est calculée selon deux méthodes, et c'est automatiquement la plus avantageuse pour le salarié qui est appliquée. L'employeur n'a pas le choix : il est tenu d'appliquer le calcul le plus favorable.
Méthode 1 : Le maintien de salaire
Avec cette méthode, le salarié perçoit pendant ses congés le même salaire que s'il avait continué à travailler.
Formule du maintien de salaire
Exemple concret
- Salaire mensuel brut : 3 200 €
- Mois de juillet : 22 jours ouvrés
- Congés pris : 15 jours ouvrés (3 semaines)
Indemnité journalière = 3 200 ÷ 22 = 145,45 €/jour
Indemnité totale = 145,45 × 15 = 2 181,75 €
Méthode 2 : La règle du dixième (1/10)
L'indemnité est égale à 1/10 de la rémunération totale brute perçue par le salarié au cours de la période d'acquisition de référence (du 1er juin au 31 mai).
Cette méthode est plus avantageuse lorsque le salarié a perçu des éléments de rémunération variables importants (primes, commissions, heures supplémentaires...).
Éléments inclus dans la rémunération de référence
- Salaire de base
- Primes conventionnelles (prime d'ancienneté, etc.)
- Heures supplémentaires
- Avantages en nature
- Certaines primes exceptionnelles (si liées à l'activité)
Les primes non liées à l'activité (prime de naissance, d'intéressement, etc.) sont exclues.
Formule de la règle du 1/10
Exemple avec la règle du 1/10
- Rémunération totale brute sur la période de référence : 42 000 €
- Dont primes : 6 000 €
- Congés pris : 25 jours ouvrés (= 30 jours ouvrables)
Indemnité totale = 42 000 × 1/10 = 4 200 € pour 30 jours
Indemnité par jour ouvré = 4 200 ÷ 25 = 168 €/jour
Comparaison : quelle méthode est plus avantageuse ?
La règle du 1/10 est généralement plus avantageuse lorsque :
- Le salarié a perçu des primes importantes durant la période de référence
- Le salarié a effectué de nombreuses heures supplémentaires
- La rémunération a fortement augmenté en cours de période
Le maintien de salaire est généralement plus avantageux pour les salariés avec un salaire fixe stable et peu de primes variables.
L'indemnité compensatrice de congés payés
Qu'est-ce que c'est ?
Lorsqu'un salarié n'a pas pu prendre tout ou partie de ses congés payés acquis à la fin de son contrat, il a droit à une indemnité compensatriceversée lors du solde de tout compte.
Dans quels cas est-elle due ?
- Fin de CDD (congés non pris)
- Licenciement (toutes causes)
- Démission
- Rupture conventionnelle
- Départ à la retraite
- Décès du salarié (versée aux ayants droit)
Calcul de l'indemnité compensatrice
Le calcul est identique à celui de l'indemnité normale : on applique la méthode la plus favorable entre maintien de salaire et règle du 1/10, pour les jours de congés non pris.
- Salarié en CDD qui quitte l'entreprise avec 12 jours ouvrés de CP non pris
- Salaire mensuel brut : 2 800 €
- Indemnité journalière (maintien) : 2 800 ÷ 21 jours (mois type) = 133,33 €
- Indemnité compensatrice = 133,33 × 12 = 1 600 €
Attention : L'indemnité compensatrice est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu, comme un salaire normal.
Résumé des deux méthodes
| Maintien de salaire | Règle du 1/10 | |
|---|---|---|
| Formule | Salaire/j × jours de congés | Rémunération annuelle × 1/10 |
| Avantageuse si... | Salaire fixe stable | Primes et variables importants |
| Application | Employeur applique automatiquement la méthode la plus favorable | |
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